Les préservatifs retardants
Depuis quelques mois, des préservatifs retardants apparaissent sur le marché. Bien que ne ciblant pas uniquement les hommes victimes d'éjaculation prématurée, ils peuvent parfois constituer une aide. Diverses solutions sont désormais proposées par les fabricants :
- Forme spécifique pour l'Endurance de Manix® ;
- Epaisseur plus importante pour le Long Pleasure de Hansaplast ® ;
- Un gel anesthésiant à base de benzocaïne pour le Performa de Durex®.
Les médicaments traitent le symptôme, pas la cause
Certains antidépresseurs permettent de retarder le moment de l'éjaculation. Mais il s'agit-là d'un traitement symptomatique qui ne prend pas en charge la cause du trouble. Ainsi, dès l'arrêt de la prise des produits, le problème revient. Enfin, leur efficacité n'est pas garantie et pour certains hommes, le rapport sexuel reste trop court. Le médicament le plus utilisé actuellement est le Deroxat®.
Les méthodes héritées des travaux de Masters et Johnson
Différentes méthodes permettent de mieux contrôler l'arrivée de l'éjaculation. Chacune d'elle amène l'homme à repérer les sensations d'alerte de l'orgasme et ainsi de mieux maîtriser son excitation sexuelle. La plupart des ces solutions sont issues des travaux de Masters et Johnson, deux sexologues américains qui, dans les années 1960, ont mis au point des méthodes spécifiques de traitement des troubles sexuels.
Il s'agit ainsi des méthodes "start and stop" ou "Masters et Jonhson" qui reposent toutes deux sur un travail à deux. En excitant progressivement l'homme, la femme restera à son écoute afin de ne pas atteindre le point de non-retour. Quand l'homme demande la fin des stimulations, les sexologues américains recommandent une pression (baptisée squeeze) du frein du pénis, qui se poursuivra jusqu'à ce que l'homme ne ressente plus l'imminence de l'éjaculation.
David Bême
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